lundi, mai 21, 2007

Le monde des couches lavables (suite 2)

J’ai essayé de mettre une couche lavable la nuit. Les fesses vont bien mais bébé ne dort pas aussi longtemps. L’humidité excessive doit le réveiller… Alors, toujours jetable la nuit.

Ce matin, j’ai retrouvé bébé tout mouillé. La couche jetable a encore fuit ! Cette fois même les peluches ont pris… journée de lavage en perspective ! J’ai l’habitude maintenant… MAIS c’est différent aujourd’hui… la couche s’est déchirée, j’ai retrouvé des granules de gel sur lui. J’ai eu très peur tout d’un coup, ce gel n’a pas bonne réputation, tant qu’il reste dans la couche, je ne suis pas trop inquiète, mais j’en ai trouvé en contact direct avec la peau au niveau du ventre. Comme il met tout sans sa bouche, je ne suis pas sûre qu’il n’ait pas mangé…

J’ai recherché sur le net les informations sur ce gel. Je suis tombée sur des sites écolo, pro lavable à fond… la couche jetable est potentiellement dangereuse même avant la déchirure… ça ne m’aide pas beaucoup…

Le site de Pamprout France ne communique pas sur ce gel, c’est rassurant…
J’ai trouvé des informations sur le site de Pamprout Canada, le français est bizarre, mais c’est mieux que rien.

Sécurité et entreposage

Changement de couche sécuritaire

Vous achetez les jouets les plus récents, et les bébés finissent par jouer avec des riens - comme des couches. Il est important de laisser les couches où elles doivent être: sur la partie inférieure de votre bébé. Ne laissez pas votre bébé mettre une couche dans sa bouche. Jetez toute couche qui est déchirée ou descellée ou lisez l'étiquette d'avertissement sur tous les sacs.
Faits sur le gel de couche
AGM est la gélification absorbante qui est largement utilisée dans le matelassage des couches afin qu'elles absorbent les liquides. Il est parfaitement normal de voir de cette gélification sur la peau de temps à autre, surtout si la couche est très saturée. Elle peut être facilement enlevée en essuyant la peau de votre bébé. Cette matière sert depuis longtemps dans une variété de produits et se trouve dans les Pampers depuis plus d'une décennie. La gélification absorbante est étroitement reliée à des ingrédients répandus dans les cosmétiques, dans le traitement des aliments et sert comme liant dans les capsules de médicaments.


Ce n’est pas très clair… ce que je retiens,
* Une déchirure n’est pas rare, et si ça arrive, il faut jeter la couche
* Le gel en question, on en trouve partout ailleurs, on ne dit rien sur sa toxicité.

Ca me rassure pas mais je l’emmène pas à l’hosto toute de suite. Il en a mangé du caca, pipi, j’ai bien rigolé, mais le gel, ça ne rigole plus…

mardi, avril 24, 2007

Voyager avec bébé

Pour préparer le grand voyage en France cet été. On a fait un petit test avec des petits voyages : Washington DC, 4h1/2 de route l’aller simple. C’est le premier voyage du bébé ! C’est aussi pour aller voter.

Il adorait les trajets en voiture, ça le berce… mais là, plus de 4 h de route… il n’aime plus son siège auto… a pleuré pendant presque tout le trajet du retour sans pouvoir être consolé… code de la route oblige…

Biberons : j’ai utilisé les jetables, pratiques, rien à dire. Que les tétines à laver ! Bébé a moins d’appétit durant le séjour. C’est peut-être à cause de la chaleur.

Change : Jetable bien sûr. Pas facile de le changer quand on est dehors, sur l’herbe ou par terre dans les toilettes. Surprise : pas de table de change dans tous les restaurants.
Fesses rouges en rentrant… je m’en doutais un peu, à chaque fois qu’il a eu les fesses rouges, c’est avec les jetables. Et là, avec la chaleur… et le fait que je ne puisse pas le changer souvent, ça n’arrange pas les choses… Encore une fuite avec le jetable ! Je crois que je vais prévoir des vêtements de change pour moi et pour le bébé dans l’avion !

Chaleur : Il a bien transpiré mais ne se plaint pas, dort dans la poussette et quand il est réveillé, on le met dans le Babybjorn. On lui a donné de l’eau, mais il n’en veut pas.

Dans 2 semaines, le 2ème tour des présidentielles… on recommence ! Et oui, c’est comme ça d’être le bébé des routards!

lundi, avril 16, 2007

Le monde des Couches Lavables (suite)


Je ne vais pas redire ce qui se dit sur le net, des pro-lavables et les fabricants des jetables ont des discours trop extrêmes sur les lavables. Après plus de 3 mois d’utilisation, je peux donner mon point de vue plus objectif puisque j’utilise les deux.

Information
Les informations sur les lavables, ça ne manque pas, ça circule sur le net… mais globalement, les gens sont très mal informés et ne comprennent pas mon choix. Je n’étais pas soutenue par le papa qui prenait systématiquement un jetable quand il changeait le bébé, essayait de me dissuader… qui n’a d’ailleurs jamais lavé une couche ! Je n’étais pas soutenue par mon entourage non plus, pour beaucoup, c’est le retour au moyen âge, au mieux, j’ai eu un silence, une copine m’a même fait une remarque stupide « il n’y a pas de Pam**** là où t’habites ? » Il ne faut pas s’étonner qu’il faut justifier sans cesse le choix des lavables, m’enfin, on fait rien de mal, pourquoi il faut le justifier ?


Utilisation
J’ai commencé les lavable quand bébé a eu 2 semaines, de façon progressive. Je n’utilisais que deux ou trois couches lavables par jour au début, une chose est incontestable, les lavables prennent beaucoup de temps, tant au niveau des manipulations qu’au niveau du lavage... le temps justement, j’en avais pas, j’avais beaucoup de choses à apprendre pour prendre soin du bébé, je tâtonnais…
Quand bébé pleurait trop, ou j’étais fatiguée… et hop un jetable. J’ai failli laisser tomber devant tant de lavages… mais vous verrez plus tard pourquoi j’ai tenu bon.
J’ai pris des couches tailles uniques, elles sont en générale trop grandes pour les nouveau-nés. Les cacas liquides au début rendent le nettoyage plus compliqué… mais petit à petit, les couches s’ajustent mieux à la taille du bébé, et les selles plus moulées rendent le lavage plus facile. J’ai décidé d’utiliser les jetables la nuit, car je ne change pas bébé la nuit pour qu’il fasse ses nuits rapidement; et quand on sort car je n’ai pas envie de transporter une couche souillée dans le sac où je mets aussi les biberons (quand bébé pleure, on mélange vite les pinceaux !) et je suis mal à l’aise quand je change bébé ailleurs que sur notre table de change. Je suis toujours à ce rythme, j’utilise en moyenne 40 couches jetables par mois, j’ai 14 couches lavables et je fais un lavage tous les 2-3 jours (7-10 couches par lavage)

Confort
Les jetables gagnent haut la main ! Avec des produits qui transforment les urines en gel et dessoudent les selles pour être absorbées par la couches, bref la sensation « sec »… j’ai été fascinée par toute cette technologie dans la couche jetable… puis je me suis demandée si c’est très sain d’exposer le petit bébé à tous ces produits 24h/24…
Finalement, il me semble que ce petit confort est indispensable pour que bébé ne se réveille pas la nuit par une couche trop mouillée. Et puis, savoir que la peau douce du bébé est en train de macérer dans son pipi pendant plus de 10h (il fait ses nuits)… ça m’empêche de dormir…
Comme les lavables ne permettent pas d’avoir les fesses au sec (les feuilles de protection marchent assez bien mais pas aussi bien que les jetables), en journée je le change souvent. Cela dit, j’ai essayé des jetables d’une marque magasin moins chère, les fesses sont mouillées comme si bébé avait eu une lavable… s’il faut changer bébé aussi souvent avec des jetables, bonjour le porte-monnaie et l’environnement ! Comme bébé n’utilise que peu de jetables, je lui achète des marques connues.

Odeur
Avant l’usage : la lavable n’a pas d’odeur ou sent la lessive et la jetable a un parfum chimique.
Après usage : la lavable a une mauvaise odeur « naturelle », et la jetable une mauvaise odeur « chimique » ce qui donne une fausse impression d’être plus propre. Et on ne reconnait pas forcément un caca.

Erythème fessier
J’aurais tendance à croire que la jetable permettait d’éviter l’érythème fessier car les fesses sont au sec… FAUX, j’ai découvert les fesses rouges du bébé deux fois, après l’utilisation d’une jetable. La sensation « sec » et la « neutralisation » des odeurs n’empêchent pas la décomposition et l’émanation de vapeur d’ammoniac, ça ne fait que assurer les parents et retarder le change…en attendant, les fesses sont attaquées ! C’est le revers de la médaille du confort des jetables…
Il n’y a pas de secret, pour éviter l’érythème fessier, lavable ou jetable, il faut changer bébé souvent, ne pas attendre forcément le prochain repas et immédiatement après un caca, du coup l’odeur des lavables peut aider !
Pour des raisons économiques, on a tendance à faire durer la jetable car elle est perdue après le change…

Manipulations
Pendant le change
Pour chaque change, il y a trois fois plus de gestes à effectuer pour les lavables (couche + papier de protection+culotte de protection).


Après le change
Je ne laisse pas de couche sale dans la chambre du bébé, donc je descends la jetable dans la cuisine ou la lavable à la buanderie. Je lave la culotte de protection en même temps que je me lave les mains après chaque change.

Pour le caca, en fonction de l’ampleur des dégâts, parfois, il n’y a rien à faire de plus, directement à la buanderie ; souvent, ça nécessite un rinçage pour enlever les morceaux ; et parfois, il faut carrément y aller au savon et l’huile de coude (selles liquides, ou la feuille de protection mal mise, tout s’écrase sur la couche…) ! Heureusement ça n’arrive qu'une fois par jour.


Bien après le change
Je prélave les couches seules en cycle rapide avec de l’essence de l’arbre à thé (désinfecte et désodorise) et du bicarbonate de soude (détache et désodorise) puis j’ajoute le reste des vêtements sales pour un cycle normal. Lavage tous les 2-3 jours, 7-10 couches, ce n’est pas les couches qui prennent de la place. Séchage à l’air libre.

Il y a donc beaucoup, beaucoup de boulot pour les lavables !

Economies
J’ai 14 couches que j’ai payé 100 $, culottes de protection 8$ pour 3 petites et 3 moyennes, invariables quelque soient la durée d’utilisation et le nombre d’enfants. Je dépense en jetables 10$ par mois au lieu de 40$. Je sens que je vais bientôt amortir mes couches. Il y a certes une augmentation de consommation d’eau, de lessive et d’énergie, mais sans les couches lavables, j’aurais quand même fait un lavage tous les 2-3 jours, bébé salit tellement ! L’augmentation n’est pas flagrante, vu que les couches ne sont pas volumineuses. Elle vient essentiellement du prélavage séparé, c’est de l’eau froide, en cycle rapide, la consommation d’eau s’ajuste au volume de linge à laver.
Ce qui coute cher, c’est le flacon d’essence d’arbre à thé ! (6 $ pour 15 ml, ca dure plus de 3 mois), et les feuilles de protections pour garder les fesses au sec, elles sont réutilisables, 6$ les 100, je les ai pas encore fini !


Fuites
Toutes les fuites que j’ai eu c’est avec les jetables ! Quand bébé est posé sur le ventre ou quand je l’allaite, s’il fait pipi, c’est fuite assurée, les gros cacas fuient aussi au niveau du dos…les produits chimiques absorbants ne sont présentes qu’à des endroits stratégiques…
Jamais de fuites avec les lavables grâce à la culotte de protection et le coton qui absorbe à l’intérieur comme à l’extérieur de la couche, devant comme derrière.
Résultat : avec une jetable, on ne lave pas la couche mais on risque de laver tout ce qu’il y a autour, le drap, le pyjama, le body, la gigoteuse, la table de change, le bébé, vêtement des parents, les parents… en terme de volume de lavage, on ne gagne pas à tous les coups avec les jetables.

L’âge de propreté du bébé
Mon bébé est trop jeune… il parait que la jetable est trop confortable, bébé ne fait pas la différence entre couche mouillée et couche propre, en tout cas, si c’est vrai, c’est 3 mois à un an de gagné sur un âge moyen de propreté de 2 ans et demi, ce n’est pas rien. Ca a aussi des impacts conséquents sur le porte monnaie et l’environnement ! A suivre…

Fertilité des petits garçons
Une étude allemande réalisée en 2000 conclut que les garçons qui portent des couches jetables ont une température du scrotum plus élevée que celle des enfants portant des couches lavables, ce qui pourrait causer des problèmes de fertilité dans leur vie future.
Franchement je n’y crois pas trop ! De toute façon comment on vérifie ça ?

L’asthme
Une autre étude publiée en 1999 par les Anderson Laboratories montre qu'une souris de laboratoire exposée à diverses marques de couches jetables a été victime de symptômes similaires à l'asthme, ainsi qu'à des irritations des yeux, du nez et de la gorge. Une exposition à des couches lavables n'a pas causé ces symptômes.
C’est peut-être vrai à fortes doses…mais je ne mets pas les couches au visage du bébé, et il n’est pas aussi petit qu’une souris… enfin, comment vérifier ça ?

Impact environnemental
Je garde le plus croustillant pour la fin. Intuitivement, je dirais que la lavable est plus écolo que la jetable (non biodégradable, on doit donc la brûler, ce qui contribue à l’effet de serre). Mais, une étude comparative a été menée en Angleterre par l'agence quasi-gouvernementale nommée Environnement Agency et la conclusion est plutôt étonnante :
Les couches jetables ont le même impact sur l'environnement que les couches lavables et les parents qui utilisent les jetables peuvent se déculpabiliser.

D’abord je ne suis pas d’accord avec la deuxième partie de la phrase car je n’ai jamais vu les parents des jetables se sentir coupables. Ils utilisent naturellement les jetables sans savoir qu’ils pouvaient utiliser les lavables. Ca pollue mais on ne peut pas faire autrement, tout le monde le fait, alors pourquoi se sentir coupable ? Qu’on ne vienne pas déculpabiliser les parents qui ne se sont jamais sentis coupables !
Au contraire, c’est moi qu’on met au banc des accusés, c’est moi qui dois justifier mon choix, comme si je martyrisais mon bébé. Tenter d’offrir un meilleur environnement et une Terre plus propre à ses enfants, c’est pas un beau geste ça ? Pendant des siècles les bébés portaient des couches en tissu, les mères les lavaient inlassablement, à la main en plus ! Les bébés n’étaient pas malades à causes des couches !
Avant d’avoir mon bébé, j’admirais déjà les mères qui n’ont pas choisi la solution de facilité pour préserver l’environnement. Aujourd’hui, je me sens coupable de ne pas pouvoir utiliser les lavables à plein temps… en plus il faut me justifier auprès de mon entourage… J’ai eu très peu d’encouragements, mais plutôt un foncement de sourcils suivi d’un silence.

C’était mon coup de gueule. Maintenant sur l’impact environnemental. Je suis très étonnée de ce résultat curieux. Alors j’ai lu le rapport…

L’étude a été menée sur 2000 familles dont 117 utilisent les lavables. D’entrée de jeux, les dés sont pipés, si l’on veut comparer, on fait 50-50 ! 117 sur 2000, ce n’est pas significatif !

Fabrication des couches
: on a comparé la consommation d’eau du blanchissage des couches en tissu et d’une couche jetable, on en conclut que la lavable consommait 6 fois plus d’eau… oui mais la couche lavable une fois blanchie est utilisée des centaines de fois alors qu’il faut blanchir quelques milliers de couches jetables pour un bébé ! Il faut peut-être comparer les choses comparables… et non une lavable contre une jetable ! En plus la lavable peut être réutilisée sur d’autres bébés sans repasser au blanchissage alors que le blanchissage des jetables demanderait n fois plus d’eau sur n bébés.

L’étude focalisait sur les couches en éponge, jamais entendu parler !

L'étude supposait également que les parents n'utilisaient pas de machines à laver et à sécher à faible consommation d'énergie et qu'ils utilisaient une température de lavage trop élevée. Franchement, beaucoup d’entre nous lavons à moins de 60° utilisons le sèche-linge que si c’est nécessaire. En plus, je ne lave pas les couches séparément. La consommation d’eau et d’énergie liée aux lavables est faible.

Une étude comparative très orientée ! Je ne suis pas d’accord du tout avec la conclusion.

Voilà mes remarques après plus de trois mois d’utilisation. Quand bébé aura la peau moins fragile, j’essayerai de mettre une jetable la nuit pour voir. Mais pour les sorties, toujours jetables, je suis trop maladroite dès qu’on n’est pas sur notre table de change et avec les manips supplémentaires et les gens autour…c’est pas possible. Cela dit, quand je sais que la sortie est rapide, ne dure pas plus de 2 heures, je lui mets une lavable.
Cet été, on part en vacances, 15 heures de vols environ si tout va bien, prévoir une quinzaine de jetables dès fois qu’on loupe la connexion…1 mois et demi chez mes parents, je leur ai pas demandé si je pourrai emmener mes lavables… Et oui, les lavables sont contraignantes, et ne sont pas acceptées par tous !

vendredi, avril 06, 2007

Jaunisse, quand tu nous tiens !

Jaunisse, quand j’ai prononcé le mot. On m’a dit « c’est banal » « c’est très fréquent chez les nourrissons » « il suffit de le mettre sous les lampes »… ma mère m’a dit « toi aussi tu l’as eu, et alors ? » Toutes mes copines dont les bébés sont nés cet hiver l’ont eu, et en parlent avec légèreté. Apparemment il n’y a pas grand-chose à dire. Et bien, c’était un cauchemar pour moi, à tel point qu’il m’a fallu plus de 3 mois pour que j’en parle ici avec plus de sérénité.

La cause : le système de santé américain.

J’ai passé 2 nuits à l’hôpital après l’accouchement. Le taux de bilirubine du bébé était élevé alors avant de quitter l’hôpital, une autre prise de sang a été faite, ce qui était rassurant. Finalement, la conclusion était qu’on pouvait partir. Personne ne nous avait dit qu’il fallait surveiller la couleur du bébé, son alimentation…. Nous sommes partis heureux d’être de jeunes parents, rassurés aussi car une prise de sang a été faite avant de partir et il n’y a pas de consignes particulières.

Deux jours plus tard, visite de routine chez le pédiatre. Le bébé lui semblait un peu jaune (on n’a rien remarqué, nous ), elle nous a envoyé directement faire une prise de sang. A peine rentrés à la maison, le téléphone a sonné le pédiatre a eu les résultats, a prévenu les urgences du service néonatal de l’hôpital qu’on arrivait.

Arrivés à l’hôpital, nous avons fait le circuit de la carte bleue alors que c’est une urgence ! Quand bébé est enfin pris en charge, il était en hypothermie, complément amorphe et ne voulait plus manger… on l’a mis sous les lampes. Ces lampes sont fabriquées par la société de mon mari qui aurait pu s’en procurer à la maison si on savait qu’il y avant un risque de jaunisse, c’est vraiment le comble !

Comme bébé doit prendre le sein environ toutes les 3 heures, j’ai demandé où est ma chambre. Il n’y en a pas ! J’ai du faire la navette toute la journée pour allaiter le bébé. La nuit, je n’ai pas voulu faire la navette, alors j’ai dormi sur un canapé de l’hôpital. La fatigue, je ne savais même pas ce que c’était. Quand on n’a pas le temps d’être fatiguée, on n’est pas fatiguée !

Bébé a passé deux nuits sous les lampes. 2 jours de cauchemar ! On a demandé à ce qu’une infirmière nous rende visite à la maison les prochains jours pour suivre le bébé. La mutuelle a répondu que son taux de bilirubine n’est pas assez élevé pour avoir une visite d’infirmière. Pourtant, j’avais trouvé mon bébé complètement amorphe, mais ça n’était pas suffisamment grave pour avoir une infirmière… quand je pense qu’en France une sage-femme vient à la maison même si le bébé est en bonne santé… moi je devais emmener le bébé encore faible chez le pédiatre tous les 2 jours pendant ses 15 premiers jours en plein hiver. Et à chaque visite, 20$ de copay !

La mutuelle a eu un problème informatique, mon bébé n’existe pas. Les factures sont arrivées chez moi, 16 000 $ ! Pour un tel service ?! Je rêve ! 2 nuits à l’hôpital, nous laisser partir en suspectant une jaunisse, sans nous dire de surveiller la couleur du bébé, 2 autres nuits à l’hôpital pour le bébé et je n’ai même pas eu un lit, pas de repas, pas d’infirmière qui passe à la maison …

Mes copines en France râlent car elles n’ont pas eu beaucoup d’aide du personnel à l’hôpital pour le bain et le change du bébé, qu’il faut payer 4€ de leur poche pour chaque nuit à l’hôpital, qu’elles ont mis du temps à récupérer, que la visite de la sage-femme n’est pas une grande utilité, baby blues… au moins la jaunisse de leur bébé est passée inaperçue car elles sont restées plus d’une semaine à l’hôpital, elles avaient un lit, elles avaient à manger ! Qu’est ce que je devrais dire moi, j’ai repris le volant quand bébé a eu 2 jours, j’ai dormi sur un canapé, je devais aussi me faire à manger car j’allaitais. Pas de visite d’infirmière, ne serait ce pour avoir des conseils ou pour se rassurer. J’ai sorti le bébé par -17° dehors pour aller voir le pédiatre tous les 2 jours.

Le repos, récupérer ses forces ? Je ne me souviens même pas d’avoir été fatiguée et de ne pas avoir de force !

Maintenant que bébé est pleine forme, respire la joie de vivre, j’arrive enfin à en parler. J’étais tellement traumatisée que je ne faisais qu’écouter les plaintes « bénignes » de mes copines.

En ce qui me concerne, plus jamais de bébé aux US !

lundi, février 05, 2007

L’allaitement – grand moment de solitude

J’ai toujours voulu allaiter, mais devant pas mal de témoignages des copines qui ont essayé et abandonné au bout de quelques semaines, j’ai pas voulu me mettre la pression. Je n’ai rien acheté pour l’allaitement durant ma grossesse, ça me déprimerait de voir un soutif d’allaitement si je ne pouvais pas allaiter… Je me suis dit qu’il faut prendre ça cool, que des alternatifs existent… Mais voilà, je ne savais pas que ça serait si difficile pour moi.

Dès la première tétée, je découvre la douleur, je ne savais pas que ça pouvait faire mal comme si on pointait des aiguilles sur le téton ! La monitrice de Lactation est venue voir la position… tout est correct, elle me dit que la douleur s’estompera en 2 semaines. Très vite, j’ai eu des crevasses, les tétons sont très sensibles, j’ai du acheter un soutif d’allaitement en catastrophe le 24 décembre…il est très cher, et chair… donc très moche. La monitrice m’a donné les coquilles à mettre sur les tétons pour qu’ils sèchent à l’air libre et ainsi éviter la macération. Ca aussi, c’est très moche.

A chaque tétée, ça fait très mal, et je n’ai pas de lait… c’est une épreuve à chaque fois. Je peux appliquer des glaçons sur le téton avant d’allaiter pour l’anesthésier…
Ouais, la douleur est telle que je n’ai pas vu la différence !

3ème jour, je me réveille avec les seins tout durs. Impossible d’allaiter ! J’appelle le centre de Lactation : c’est l’engorgement, il faut prendre une douche chaude pour évacuer le lait ou pomper le lait. Si les seins restent engorgés trop longtemps, ils vont devenir tellement durs que le bébé ne pourra pas téter… trop tard, mon bébé n’arrive même pas à prendre le téton après ma douche chaude, et je n’ai pas de pompe !

Je pars au centre de lactation chercher une pompe et pour voir une monitrice car j’ai aussi des bosses sous les bras qui m’empêchent de baisser complètement les bras. J’avais peur que ce soit des ganglions symptôme d’une affection. La monitrice m’a dit que c’était du lait et que ça partirait après l’engorgement. Ouf !

On n’a revu la pose. Tout paraît bien, en plus d’après elle j’ai beaucoup de lait… sauf que ça ne sort pas. Elle a appliqué des compresses chaudes, massé… le lait commence à sortir… le bébé a enfin à manger. Elle m’a mis des sacs de glaçons pour ralentir la montée de lait.

Je dois donc mettre du froid sur le téton avant la tétée pour l’anesthésier mais, du chaud sur le sein pour désengorger et en fin de tétée du froid pour ralentir la montée de lait…tout un rituel.

Heureusement, le lendemain, l’engorgement est terminé : j’ai les seins qui fuient… Achat de soutifs et de coussinets d’allaitement, et comme la monitrice m’a redonné confiance, j’ai même acheté des fringues pour l’allaitement.

2, 3 jours plus tard, la douleur est de plus en plus intense, les crevasses sont rabotées à chaque tétée. Je doute fort qu’il y ait une solution, car on a revu la position, rien à signaler. Bébé est très nerveux, choppe le téton et ne lâche pas prise.

J’ai commencé à pomper un sein et allaiter avec l’autre alternativement pour que chaque sein ne soit pas raboté à chaque tétée. J’essaie aussi de corriger le bébé quand il tète mal, j’enlève le sein et je le remets… à ma grande surprise, mon mari me dit « arrête de jouer avec le bébé pendant son repas, tu vas nous faire un enfant hyperactif ! » Dans la détresse ou la fatigue, j’ai avalé ce qu’il m’a dit, je me dis que c’est de ma faute s’il pleure ou il dort mal la nuit, j’ai donc arrêté de le corriger et laissé le bébé raboter mes tétons…

En moins de 24 h, la douleur est devenue insupportable, ça fait mal même en dehors des tétées ! j’ai du pomper les 2 côtés. J’ai réalisé aussi que je n’aurais pas du écouter mon mari, corriger le bébé, c’était un conseil de la monitrice, ce n’est pas un jeu comme pensait mon mari !. Lui qui ne m’a pas supporté ni aidé dans l’allaitement, il a réussi à me culpabiliser, alors que je voulais offrir le meilleur cadeau qu’une mère puisse offrir à son bébé ! Cela a valu une engueulade. Il s’est excusé, mais le mal est fait. Pomper les 2 seins supprime entièrement le plaisir d’allaitement, j’ai pensé à arrêter…

C’était exactement CA que je voulais éviter : vouloir arrêter après s’être persuadée qu’on pouvait allaiter… on tombe de très haut car on a eu confiance, on s’est fait plaisir en achetant des accessoires… si j’avais voulu arrêter dès le début, ça m’aurait rien fait car j’étais préparée à une éventuel échec.

Après discussion avec mon mari, j’ai décidé d’arrêter. Il m’a tendu le biberon alors que bébé pleurait, j’ai voulu essayer une dernière fois de l’allaiter. Surprise, ça fait moins mal… j’ai donc continué l’allaitement.
Depuis, il y a toujours des hauts et des bas. J’ai pompé le même côté qui fait plus mal, parfois les 2… Rien n’est gagné, j’essaie de tenir le plus longtemps possible. J'ai aussi utilisé une tétine en silicone pour protéger les tétons en attendant que ça cicatrise. Ca marche bien, même si c'est pas fait pour ça.

Après 6 semaines d’allaitement très pénibles, voilà un autre problème, je n’ai plus assez de lait ! Je ne suis pas surprise, avec la douleur, j’ai tendance à retarder les tétées le plus possible, bébé ne tétant pas suffisamment, j’ai moins de lait. Avec la téterelle, ça n’aide pas non plus la lactation ! Je continue à pomper 3 fois par jours, mais le lait maternel est devenu un complément, car il faut à bébé 180 ml par repas ! C’est énorme, j’arrive à tirer péniblement seulement 300 ml par jour. De temps en temps, je lui donne le sein quand il est bien calme. Je profite mieux de mon bébé maintenant car le biberon prend moins de temps, je peux donc jouer avec lui en dehors des repas au lieu de passer des heures d’énervement au sein.

Je continue à penser que l’allaitement est génial tant sur le plan émotionnel que sur la santé du bébé. J’aurais aimé que ça dure… mais j’ai vraiment fait ce que j’ai pu…

jeudi, octobre 26, 2006

Le monde des couches lavables

Je me tâtais depuis longtemps pour cette histoire de couches. C’est écologique, économiques, et c’est mieux pour la peau du bébé. Mais il y a beaucoup de contraintes… j’avoue qu’en France avec mon boulot, la petite salle de bain, la crèche… je n’oserais même pas y penser.
Mais ici, je ne travaille pas, j’aurai plus de temps pour prélaver, laver et sécher. La laundry est dans la cave où j’ai tout l’espace pour faire tremper les couches, sécher, et il y a aussi le sèche-linge. Enfin, je n’ai pas besoin de faire garder mon bébé donc pas besoin d’imposer mon choix à une tierce personne.

J’ai trouvé un site super sympa qui explique comment choisir et entretenir les couches. Comment changer bébé. Il a plein de liens dans le monde des couches lavables.

http://groups.msn.com/Lescoucheslavables
http://larbreabebes.free.fr/Pages/p_couches%20lavables.htm

mardi, octobre 24, 2006

Congeler les cellules souches...

Congeler le cordon ombilical… quand j’ai entendu ça pour la première fois… j’ai cru que mon anglais n'était pas assez bon pour tout comprendre… Parfaitement, il s’agit bien de ça, pour moi c’était de la science fiction…

A force de recevoir de la documentation, que dis-je ? d’être bombardée de publicité pour conserver ce fameux matériaux, je commence à me renseigner de peur de passer à côté de quelque chose qui pourrait sauver la vie de mon enfant.

Problèmes :
* Déjà, aucune de mes copines en France ne connaît ce procédé. Ca n’existe pas en France, comment vais je pouvoir faire parvenir ce précieux en France en cas de besoin ?

* Le prix 1700$ pour le prélèvement et 250$/ an pour la conservation

* Quantité : le sang d’un cordon n’est suffisant que pour un enfant atteint de Leucémie.

*Etendu du traitement : à part la Leucémie, maladies du sang chez l’enfant, le reste n’est qu’en stade expérimental.

Voilà ce que j'ai trouvé sur le net:


Cellules à tout faire-Autres sources de cellules souches humaines

Sang placentaire
Une dernière source potentielle de cellules souches est le sang du cordon ombilical, ; ce dernier est en général incinéré après l'accouchement. Des sociétés privées proposent maintenant de recueillir le sang du placenta et, moyennant finance, de le stocker au cas où l'enfant tomberait malade un jour.
Ces sociétés prétendent que les cellules souches récupérées dans le cordon peuvent être utilisées pour traiter des maladies sanguines comme la leucémie ainsi que les maladies du système immunitaire et d'autres affections génétiques. A l'avenir, le sang du cordon ombilical pourrait être une source de cellules souches pour soigner les attaques cérébrales, les maladies du cœur, les diabètes, la maladie de Parkinson et la myopathie.
L'avantage de ces cellules souches est leur approvisionnement : elles sont prélevées sans toucher ni à la mère ni à l'enfant. Elles sont de plus compatibles à 100% avec le bébé au cas ou il développait une maladie et aurait besoin de cellules souches.
Ces sociétés ajoutent que le sang du cordon ombilical du bébé pourrait aussi représenter une source de cellules souches compatibles avec la famille du bébé, ses frères et sœurs, ses parents et ses grands-parents.
Il serait tentant d'accepter leur offre: ses propres cellules souches stockées pour quelques milliers de dollars…


Extrait Bionet
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Cellules souches du cordon ombilical : entre fausses promesses et vrais espoirs

Ces «super cellules» offrent, notamment, des perspectives prometteuses pour régénérer des tissus. A tel point que des établissements américains et britanniques proposent déjà à des parents de congeler des cellules de leur enfant. Attention, préviennent les scientifiques : la route est encore longue.

Le genou abîmé de Robert Pires pourrait-il être miraculeusement réparé par une injection de cellules prélevées dans le sang du cordon ombilical de son nouveau-né ? Interrogé par lefigaro.fr, Frank Yates, chercheur à l’hôpital pour enfants de Boston prévient : «Pour le moment, c’est de la science fiction.»

Le Sunday Times révélait le 27 août, que Thierry Henry et quatre autres joueurs du Championnat d’Angleterre de Football ont déjà fait prélever et congeler, dans des banques privées, des cellules souches de leurs bébés. «Si vous êtes sujet aux blessures, cela peut signifier la fin de votre carrière. Avoir des cellules souches, un kit de réparation si vous voulez, sous la main, c'est sensé», justifie l’un d’eux, sous couvert d’anonymat.

Ne pas susciter de faux espoirs

Concrètement, du sang est prélevé dans le cordon ombilical du nouveau-né. Sans risque pour la mère ni pour son enfant, la procédure ne nécessite pas d'anesthésie ni d'hospitalisation comme pour le don de moelle. Ce sang contient, notamment, des cellules souches.

Capables de se transformer, entre autre, en cellules de peau, de cartilage ou de muscle, ces cellules «mères» font l’objet d’intenses recherches. Si les cellules souches embryonnaires semblent les plus prometteuses – notamment dans la lutte contre des maladies dégénératives telles Alzheimer – celles contenues dans le sang de cordon sont porteuses d’espoirs, pour réparer des tissus par exemple. Prometteuses, certes, mais «il ne faut pas susciter de faux espoirs», avertit Carine Camby, la directrice de l’Agence de Biomédecine.

Dans les faits, les recherches restent en effet surtout cantonnées au stade fondamental. En cultivant des cellules souches dans un milieu approprié, les scientifiques commencent tout juste à maîtriser leur différenciation (en cellule de peau, muscle etc.) Avec des accidents de parcours : par exemple, après l’injection de ce genre de cellules dans le cerveau de souris, les chercheurs ont eu la fâcheuse surprise de voir de l'os se constituer, au lieu du tissu nerveux réparateur espéré.

Quand bien même la différenciation serait mieux maîtrisée, d’autres limitations existent pour l’utilisation des cellules souches. En premier lieu : leur quantité. « Il n’y a pas assez de cellules souches présentes dans un cordon ombilical pour les transplanter à quelqu’un de plus grand qu’un enfant», explique William Lensch, chercheur à l’Institut sur les cellules souches de l’université d’Harvard. Des recherches récentes semblent cependant montrer qu’il est possible d’augmenter la quantité de cellules souches en les divisant.

Business lucratif

Mais si les techniques ne sont pas encore au point, certains ont déjà transformé les espoirs suscités en business lucratif. Ainsi, aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, plusieurs banques proposent déjà à des particuliers de congeler du sang prélevé dans le cordon ombilical de leur enfant. Une matière première a priori parfaitement compatible pour une utilisation ultérieure sur l’enfant ou même le parent.

Contre un dépôt initial d’environ 2000 euros, des établissements comme ViaCell ou CryoGenesis International fournissent un kit de prélèvement au médecin des futurs parents. Il en coûte une centaine d’euros, chaque année, pour stocker le «trésor» au froid. 800.000 prélèvements sont ainsi conservés aux Etats-Unis.

En France, de tels établissements ne sont pas autorisés. Ils existent en revanche des banques publiques, qui recourent au don anonyme et gratuit, comme pour le don du sang. Car les cellules souches de cordon ombilical ont déjà des applications concrètes, notamment pour traiter des leucémies ou des maladies du sang chez l’enfant. Dans ce cas précis, il n’y a pas ou peu de problème de compatibilité, explique Carine Camby. Mais la directrice de l’Agence de Biomédecine craint qu’en flirtant avec «l’escroquerie intellectuelle», les établissements anglais ou américains «découragent le don altruiste».


Le Figaro 31 aout 2006

jeudi, octobre 19, 2006

Diabète gestationel

Je n’ai jamais été aussi souvent à l’hôpital. En plus de mon ovaire, il y aussi ma glycémie…

J’ai été rappelée à l’ordre pour une nouvelle prise de sang pour confirmer le diabète gestationel. 4 prises de sang en une matinée, rien à manger, rien à boire et rien à faire… je me suis endormie entre 2 prises, l’infirmière m’a ratée pour les 2 dernières prises, elle a du me repiquer… j’ai des piqûres sur les 2 bras !

Le verdict est tombé, pas de diabète, mais alimentation à surveiller, plus de sucrerie, et moins de sucre lent (pain, pâte, riz, patate). Je me suis achetée un auto cuiseur de riz il y a à peine un mois, et le matin même des résultats, ma machine à pain a été livrée. Je me rends compte qu’il n’y a plus grand chose à manger, légumes, 2 fruits par jour, la viande… mais ça ne me cale pas !
La bonne nouvelle, c’est que la prise de poids ne va plus être très spectaculaire.

Kystes de l'ovaire : une pathologie à surveiller

Lors de mon écho, on a trouvé un kyste... c'est à surveiller, alors j'ai mis un pense-bête...

Les kystes ovariens sont fréquents mais mal connus faute d’observations suffisantes. La plupart ne sont pas douloureux et découverts au cours d’un examen échographique de routine. Leur surveillance permet de s’assurer qu’il ne s’agit pas d’une tumeur cancéreuse.

Chaque année, 45 000 femmes sont hospitalisées pour un kyste de l’ovaire et 32 000 sont opérées. Entre 15 à 30 % des kystes sont traités après la ménopause.

Déceler la nature des kystes
Tous les kystes ne présentent pas de symptômes. Ils peuvent être découverts à l’occasion d’un examen gynécologique. La patiente peut cependant ressentir des pesanteurs pelviennes, des tiraillements dans le petit bassin, des anomalies des règles ou des troubles urinaires. Dans certains cas, une stérilité peut apparaître. Les kystes peuvent être de deux natures :
· Fonctionnels
Ils représentent 90 % des tumeurs de l’ovaire. C’est généralement une stimulation ovarienne excessive au cours du cycle menstruel qui fait évoluer un follicule ou un corps jaune en kyste. Ils peuvent apparaître tout au long de la vie, avec cependant une prédominance entre la puberté et la ménopause.
Ces kystes fonctionnels sont a priori bénins : un lien éventuel avec le cancer de l'ovaire n'a jamais été démontré. Ils peuvent régresser spontanément ou sous l'effet d'un traitement médical. S’ils apparaissent au début de la grossesse, "il est recommandé de ne pas y toucher pendant le 1er trimestre" précise le Dr François Goffinet de la Maternité de Port Royal.
· Organiques
Les kystes organiques touchent pratiquement 12 personnes pour 100 000 en France. Ils se caractérisent par des végétations internes, un diamètre supérieur à 6 cm, une partie solide et une paroi épaisse. Ces critères permettent d’évaluer leur évolution (bénigne ou maligne). Le dépistage est important : la précocité du diagnostic influe directement sur les chances de guérison.
Echographie et Doppler jouent la complémentarité
L’échographie, qui permet de découvrir les kystes ovariens asymptomatiques, peut être réalisée par voie abdominale ou par voie endovaginale. Cette dernière technique présente plusieurs avantages : ainsi, elle ne nécessite pas que les patientes aient la vessie pleine. Mais si l’échographie est utile, le risque de "faux négatifs" est existe. Un Doppler complètera donc le diagnostic en permettant d’étudier le flux sanguin à l’intérieur des tumeurs. La nature exacte du kyste sera confirmée par un examen microscopique détaillé.

Comment les traiter ?
En dehors des interventions d’urgence liées à des symptômes douloureux, la coelioscopie est "la méthode de prédilection". La chirurgie est réservée aux kystes organiques ou aux kystes fonctionnels douloureux et/ou volumineux. L’ablation de l'ovaire seul (ovariectomie) ou avec la trompe (annexectomie) s’impose dans le cas d’une tumeur où la seule ablation du kyste (kystectomie) ne peut suffire. Une opération d’un kyste n’a aucune incidence sur la capacité à avoir des enfants par la suite". Dans la mesure du possible et en prenant en considération les risques de récidives, l’intervention des chirurgiens tend au contraire à préserver la fonction ovarienne chez les femmes non ménopausées.